80 km/h

C’est un fait désormais reconnu par la Sécurité routière : au cours du mois de juillet, le nombre d’automobilistes flashés sur les routes où la vitesse a été abaissée à 80 km/h a doublé par rapport au même mois de l’année dernière.
De quoi étayer un peu plus les arguments des détracteurs de la mesure, qui estiment que, en premier lieu, il s’agit d’une pompe à finances destinée à renflouer les caisses de l’État sous le couvert de la sécurité routière.
Au risque probable de raviver les critiques contre cette mesure gouvernementale entrée en vigueur il y a tout juste deux mois, ces statistiques seront à confronter dans quelques jours à celles des accidents, même si, sur seulement deux mois, il sera bien périlleux de tirer des conclusions définitives.
On peut sans beaucoup d’hésitation attribuer cette hausse au passage au 80 km/h qui concerne 40 % du réseau routier français, toutefois seuls 62 % des flashs avaient généré une contravention. En réalité, 95 % des infractions relevées concerneraient des excès de vitesse de moins de 20 km/h, ce qui prouve que c’est le bon citoyen solvable que l’on traque massivement et non la minorité, souvent impécunieuse, qui se moque de toute règle.

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